Le mouvement HLM des Hauts- de-France qui représente 66 organismes en région souhaite vous alerter sur les conséquences graves qu’auraient pour le logement social, la filière du bâtiment et l’emploi local en région les mesures annoncées dans le projet de loi de finances 2018.

logement social

 

L’effort demandé aux organismes HLM, pourtant importants contributeurs économiques,  est clairement insupportable et le pronostic vital de certains pourrait être rapidement engagé.

De la baisse de l’APL de 5€ par mois dès le 1er octobre 2017 et celui de la baisse jusque 60€ par mois dès le 1er janvier 2018, le gouvernement attend un bénéfice, dès 2018, de 1,5 milliard d’euros. Cette mesure à effet immédiat masque des effets en cascade qui auront des impacts graves pour l’ensemble des acteurs de la chaîne du Logement. 

En effet, l’Etat demande aux bailleurs sociaux de supporter intégralement cette baisse de l’APL par une baisse des loyers : cette obligation est un coup de massue pour les bailleurs sociaux.

200 millions d’euros

C’est autant de fonds propres que les bailleurs sociaux de notre région ne pourront plus apporter chaque année dans la production neuve, dans la réhabilitation, dans la maintenance de leur patrimoine et dans les actions d’accompagnement social et de proximité dans les quartiers.

1,4 milliard d’euros et 30 000 emplois

C’est le chiffre d’affaire en moins pour les acteurs du bâtiment du territoire, soit le nombre d’emplois directs ou indirects impactés en région.

On voit la cascade de dominos qui amènera en fin de jeu (et la partie sera courte) à fragiliser financièrement les organismes hlm dont il est déjà clair que certains auront du mal à s’en remettre. 

C’est la raison pour laquelle le mouvement HLM des Hauts-de-France, aux côtés des acteurs du monde économique et du bâtiment, se mobilise pour un logement social au service des territoires et de leurs habitants.

 

Les bailleurs sociaux souhaitent alerter l’opinion publique sur les impacts immédiats de ces mesures à l’occasion de deux  conférences de presse qui se tiendront :

  • A Amiens, mardi 10 octobre 2017 à 9h30 à la Société Immobilière de Picardie : 13 place d’Aguesseau
  • A Lille, jeudi 12 octobre 2017 à 9h00 à l’Union régionale pour l’Habitat des Hauts-de-France : 53-55 Rue Jean Jaurès, Bat A

Cette rencontre sera animée par Jean-Pierre RENE, Président de l’Union régionale pour l’habitat (Fédération des organismes Hlm) aux côtés de nombreux bailleurs du territoire, élus locaux et parlementaires.

 

Les mesures du gouvernement sont brutales et non concertées. Elles sont, au-delà de la méthode, injustes et contradictoires.

  • Injustes pour les locataires :  la mesure est affichée pour un bénéfice de très court terme alors que son impact de long terme lié à la dégradation du bâti et du cadre de vie est mécaniquement inévitable.
  • Injustes pour les ménages demandeurs de logements : il n’y aura évidemment pas de choc de l’offre et les objectifs annoncés de vente de patrimoine viendront encore diminuer le parc locatif social. C’est la double peine pour les demandeurs et davantage encore pour les ménages les plus prioritaires
  • Injustes pour les territoires  et les acteurs économiques qui sont pris en otage de politiques qui ne sont pas souhaitées par les organismes.
  • Injustes pour les bailleurs car ce sont les bailleurs qui accueillent actuellement le plus de locataires à faibles ressources et répondent le plus à la solidarité nationale qui seront les premiers impactés et le plus fortement.

Toutes ces mesures sont contradictoires car le Gouvernement annonce un choc de l’offre, c’est tout le contraire qui se dessine alors même que les signes d’une reprise économique étaient perceptibles.