Les acteurs de la première transformation sont toutes les entreprises et professions qui interviennent en premier sur la valorisation de la matière première (les grumes) et produisent des produits semi-finis. Ces grumes ou des éléments de grumes sont triés selon leurs caractéristiques physiques (esthétique, conformation, dimensions, leurs propriétés mécaniques intrinsèques et estimées, etc) dans 2 principales catégories (hors bois énergie) : 

1ere transformation

Le bois est une matière très hétérogène, ne serait-ce qu’à travers la diversité des produits qu’une unique grume peut fournir. Le scieur est donc amené à extraire un maximum de produits au plus proche des différentes qualités proposées dans une grume. Sa marge de manœuvre pour valoriser sa matière première est très étroite. La principale solution est donc de s’outiller au plus juste pour être en mesure d’extraire tous les produits disponibles, en quantités et en temps suffisants pour intéresser un client. 

Il est alors courant qu’un scieur cumule 2 activités (sciage et exploitation forestière, sciage et rabotage, sciage et assemblage, finitions, etc.) ou propose des prestations de services (séchage, rabotage 4 faces, traitements phytosanitaires, etc.)

Les produits semis-finis sont alors destinés à la seconde transformation (menuisiers, ébénistes, luthiers, papetiers), ou aux entreprises de mise en œuvre du bois dans le bâtiment (charpente, ossature, etc). Les produits dits "connexes" tels que les chutes de bois, les sciures, les écorces sont également récupérés et vendus à la première et à la seconde transformation (panneautiers, papeteries, entreprises de pâtes à papiers, plateformes bois énergie) ainsi qu’à des exploitants agricoles (paillage, litière, etc.).

« Rien ne se perd, tout se transforme » disait Lavoisier 

 

Caractéristiques des scieries dans les Hauts-de-France 

La région Hauts-de-France compte un peu plus de 52 scieries réparties sur l’ensemble du territoire. Les scieries régionales sont très hétérogènes comme en témoignent les graphiques suivants.

Volumes grumes 87ab6

Il s’agit essentiellement de très petites structures (volume grume annuel <3000m³/an). Elles s’approvisionnent donc dans un rayon de 50 à 100km et sont à l’aise avec les principes d’une économie en circuits-courts. 

Toutefois, il existe quelques scieries dont la consommation annuelle de grumes dépassent largement les 10 000m³. Ces entreprises sont généralement très spécialisées dans leurs production et possèdent des équipements de pointe.

Nombre scieries par essence

Les essences prinicipalement travaillées sont celles présentes majoritairement en forêt : chêne, hêtre, frêne, charme puis quelques résineux populaires sur le marché :

  • 65% des scieries travaillent à la fois feuillus et résineux
  • 35% travaillent uniquement les feuillus
  • 3 % travaillent exclusivement les résineux

 

Prestations scieries

On peut dire que les scieries sont en accord avec la ressource forestière et sa structure. Il s’agit essentiellement de très petites structures proches de l’artisanat dont les équipements sont ajustés au plus près des capacités de productions et des débouchés locaux. 

Il en découle des freins financiers en termes d’investissements (matériel, certification, etc.), des freins techniques (volume des séchoirs, faible automatisation de la manutention et de l’assemblage, etc.).

Nord Picardie Bois et les syndicats de scieurs de la région se mobilisent afin d’aider à la création de synergies des compétences, des équipements et des productions. C’est ici qu’interviennent les plus grosses scieries car elles possèdent des équipements aux capacités plus en phase avec les besoins des marchés régionaux. Les très petites structures pourront privilégier la diversité des produits et la valorisation de toutes les qualités mais en quantité plus modérées. Seules, elle ne peuvent répondre à des commandes courantes sur le marché de la construction bois. Leurs stratégies sont différentes mais peuvent se compléter et rester en adéquation avec la structure de notre ressource forestière. 

La conseil régional, Nord Picardie Bois, la DRAAF, l’ADEME et les scieurs travaillent à favoriser cette synergie afin de :

  • préserver et optimiser un savoir faire local et des produits de qualités, 
  • préserver un tissus professionnel,
  • préserver la ressource forestière,
  • prescrire le bois régional dans la construction et ainsi en réduire l’impact carbone.

 

Organisation et représentation des entreprises de 1ère transformation en Hauts-de-France

De nombreuses associations existent dans la région :    

  • Union syndicale des marchands de bois de l’Oise - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (exploitants)
  • Syndicat départemental des produits forestiers et des scieries du Nord - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Fédération des exploitants forestiers scieurs de l’Aisne - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Syndicats des exploitants forestiers scieurs de la Somme - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

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