Caractéristiques de la forêt régionale

Quelques chiffres pour rappel 

  • Une forêt modeste : 16.4% du territoire en Picardie et 8.6% en Nord Pas-de-Calais... mais en expansion : +8% en 15 ans en Picardie et +16% en Nord Pas-de-Calais
  • Une forêt majoritairement privée : plus de 65% de 428 000 hectares de forêts régionales
  • Une forêt gérée par environ 122 000 propriétaires dont 1 900 possèdent un massif de 25 hectares et plus
  • Une forêt diversifiée et majoritairement feuillue : plus de 90% de feuillus
  • Une forêt sous-exploitée : moins de 50% de la production annuelle est récoltée
  • Une forêt gérée durablement : 90% des forêts de plus de 25 hectares sont couvertes par un Plan Simple de Gestion

 

Sources 

https://hautsdefrance.cnpf.fr/n/la-place-de-la-foret/n:89#p16

http://www.cnpf.fr/hautsdefrance/n/la-foret-des-hauts-de-france/n:88 

http://draaf.hauts-de-france.agriculture.gouv.fr/Enquete-annuelle-de-branche,2357 

 

Pour toute question sur la forêt régionale, contactez Fanny CADORET, Chargée de mission structuration de la filière - amont- 1ère transformation à Fibois Hauts-de-France, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.ou par téléphone : 03 75 14 01 85 - 06 88 87 54 06

Les acteurs forestiers

Connaissez-vous les acteurs forestiers ?

Consultez le rôle et les missions des 4 principaux métiers du domaine forestier : 

foret privee PasdeCalais

Photo : forêt privée du Pas-de-Calais

Les acteurs de la 1ère transformation

 

Connaissez-vous les acteurs de la 1ère transformation ?
 
Consultez le rôle et les missions des scieurs, acteurs essentiels de la 1ère transformation du bois. 
 
Scierie Alglave
Photo : Scierie Alglave - Lillers

Volumes récoltés, volumes sur pied et diversité des espaces boisés

La Picardie est en 2010 la 10ème région française sur le plan du volume de bois récolté avec 2,95% de la production nationale. Le volume total récolté en Picardie par des entreprises picardes ou extérieures à la région est de 1,17 millions de mètres cubes, en hausse par apport à 2009 (1,14 millions de m3). La production française s’élève à près de 39,9 millions de mètres cubes. On distingue : Le bois d’œuvre (construction, emballage, meubles…) : 559 315 m3 soit 47,6% de la récolte. Le bois d’industrie (pâte à papier, panneaux de particules…) : 397 475 m3 soit 33,8 % de la récolte. Le bois énergie (bûches, plaquettes…) : 217 137 m3 soit 18,6 % de la récolte. Les volumes récoltés pour le bois d’œuvre sont en baisse pour la 3ème année consécutive. Ceux de bois énergie et de bois d’industrie sont en hausse.

Volumes récoltés

Tandis que le Nord Pas-de-Calais est au 19ème rang national avec 327 457 m³de récoltés, soit 0,86% de la récolte nationale. La moitié de la récolte est valorisée en bois d’œuvre (180 550m³), 85 659m³ en bois énergie, soit 26.3% de la récolte régionale. Le bois d’industrie concerne la partie restante : 61 248m³. 

Concernant les volumes sur pied, en constante augmentation, la Picardie est de loin plus riche que le Nord Pas-de-Calais avec 58 millions de m³ en 2011 contre 18 millions en Nord Pas-de-Calais (21 millions en 2014). 

Volumes bois sur pied

De nombreuses essences se trouvent en Hauts-de France. Naturellement on retrouve du hêtre, du chêne (rouvre/sessile et pédonculé) sur tout le territoire, du châtaignier dans l’Aisne, les cultures de peuplier dans le Nord Pas-de-Calais ainsi que de nombreuses essences accompagnatrices : charme, frêne, merisier, érable sycomore. Pour les secteurs plus humides (forêts alluviales d’Ourscamps) ou ayant subi une perturbation récente, on retrouvera les bouleaux, trembles, aulnes, saules. Tandis que quelques secteurs sableux abritent des résineux de type pin, comme les forêt d’Ermenonville et de Merlimont.

Répartition

Il apparaît clairement que les Hauts-de-France arrivent à la première place parmi les régions populicoles. De plus, le pourcentage de surface en futaie feuillue est clairement supérieur à la moyenne nationale et inversement pour le pourcentage de surface boisée en résineux. 

Les Hauts-de-France sont intéressants pour la filière bois énergie puisqu’on retrouve une proportion intéressante de mélange taillis futaie et de taillis stricte. 

Problématiques régionales

Infos à venir

Propriétés forestières

Malgré le nombre important de forêts domaniales dans la région, la forêt y est majoritairement privée : plus de 65% de 428 000 hectares de forêts régionales.

Cette forêt est gérée par environ 122 000 propriétaires, dont 1 900 possèdent un massif de 25 hectares et plus mais dont 80% des propriétaires possèdent une surface inférieure à 1 ha. 

> Pour en savoir plus, découvrez la Fédération des syndicats de forestiers privés.

 

Forêts et massifs forestiers

L’Aisne et l’Oise sont les deux principaux départements de la région qui se distinguent par leur surface boisée. Ils présentent un ensemble exceptionnel d’environ 60 000 hectares de forêts domaniales contre 28 000 hectares en Nord Pas-de-Calais. 

carte forets HDF

Source : https://cartes.hautsdefrance.fr/?q=system/files/13243_forets_et_boisements.pdf

 

LES PRINCIPALES FORÊTS DE L’AISNE

  • La Forêt d’Andigny
  • La Forêt d’Hirson
  • La Forêt du Nouvion
  • La Forêt du Regnaval
  • La Forêt de Retz (13 300 ha de hêtres, de chênes, de charmes et de frênes)
  • La Forêt de Saint-Gobain (6 000 ha de chênes, de hêtres de frênes et de bouleaux)
  • La Forêt de Saint-Michel (3 000 ha de hêtres, de chênes, de charmes et de résineux)
  • La Forêt de Vauclair (1 050 hectares)

 

LES PRINCIPALES FORÊTS DE L’OISE

  • La Forêt de Chantilly (6 300 ha de chênes, de tilleuls, de hêtres, de charmes et de pins sylvestres)
  • La Forêt de Compiègne (14 417 ha de hêtres, de chênes et de charmes)
  • La Forêt d’Ermenonville (3 280 ha de pins sylvestres)
  • La Forêt de Halatte (4 300 ha de chênes et de charmes)
  • La Forêt de Hez (3 000 ha de hêtres et de chênes)
  • La Forêt de Laigue (3 827 ha de hêtres, de chênes et charmes)

 

LES PRINCIPALES FORÊTS DE LA SOMME

  • La Forêt de Crécy (4 322 ha de hêtres) 

 

LES PRINCIPALES FORÊTS DU NORD 

  • La Forêt de Mormal (9 100 ha)
  • La Forêt de Raismes Saint-Amand Wallers (4 700 ha)
  • La Forêt de Trelon et l’Abbe-Val Joly (6 500 ha)
  • La Forêt de Nieppe (2 600 ha)

 

LES PRINCIPALES FORÊTS DU PAS-DE-CALAIS

  • La Forêt de Boulogne sur Mer (2 000 ha)
  • La Forêt de Desvres (1 000 ha)
  • La forêt d’Hesdin (1 000 ha)
  • La Forêt Rihoult-Clairmarais (1 100 ha)

Semenciers

Il n’existe que 2 semenciers en France.

Le semencier a pour travail de fournir aux pépiniéristes suffisamment de semences (graines, glands, faines, etc) afin de satisfaire les besoins de la filière pour l’année à venir. Ces semences doivent être récoltées, triées (sur place et dans l’entrepôt), sélectionnées, testées régulièrement, conservées, certifiées mais surtout être en phase de pré-germination au moment de la commande. Ainsi, elles pourront et devront être semées dès leur livraison. Le déclenchement de la pré-germination peut prendre de quelques semaines à quelques mois selon les essences car le ou les déclencheurs ne sont pas identiques pour toutes les essences. 

> Pour en savoir plus, cliquez ici.

> Vidéos pour aller plus loin :

Découverte de la sécherie de la Joux

Découverte de la sécherie de graines ONF (39)

Le grand exode climatique des arbres

 

 

Exploitants forestiers / ETF

Professions et prestations

Les Entrepreneurs de Travaux Forestiers et les exploitants forestiers sont 2 professions liées par les services qu’elles proposent mais se différencient par leur cœur de métier. Les ETF ont 50% et plus de leur chiffre d’affaires qui provient des services de travaux forestiers, tandis que 50% et plus du chiffre d’affaires des exploitants forestiers provient de l’achat et de la vente de bois. 

Ces deux professions proposent de nombreuses prestations indispensables à notre filière : 

  • la régénération (plantations),
  • l’entretien (préparation des sols pour la régénération, dégagements pour l’accessibilité, etc.),
  • l’amélioration (éclaircies pour favoriser la croissance des arbres),
  • la sécurité (exploitation post-tempête, problème phytosanitaire, feux etc.),
  • l’extraction de la matière première (abattage et débardage des bois, déchiquetage, bois énergie),
  • conseils avisés sur la logistique du chantier

 

Retrouvez quelques vidéos d'illustration : 

 

Responsabilités des ETF et des exploitants forestiers

Les ETF et les exploitants forestiers supportent de nombreuses responsabilités : 

  • respecter au mieux l’écosystème forestier et les arbres restants, 
  • respecter leur cahier des charges et le programme de gestion entendu entre le propriétaire et le gestionnaire forestier,
  • respecter les arbres prélevés afin de ne pas les dévaloriser,
  • optimiser la logistique du chantier car il en découle le prix de la matière première donc la rentabilité/viabilité de l’ETF ou de l’exploitant, la réussite de la gestion sur le long terme, l’accessibilité de la matière première aux scieurs français et donc la conservation de toute une filière française.

 

Structuration et représentation de ces professions

Syndicats professionnels

Ces branches professionnelles sont représentées et défendues au niveau national par la FNEDT et au niveau régional par l’association EDT en Hauts de France. Leurs adhérents sont ainsi informés sur les réglementations en vigueur et à venir, sur les avancées technologiques ainsi que sur les aides du gouvernement. Ils sont également accompagnés dans leur démarche de certification ou de qualification de leurs activités.

Pour plus d'infos, retrouvez le site EDT

Illustration en vidéo :

 

Gestionnaires forestiers

L’histoire, le morcellement, la diversité en espèces et la diversité de profils de propriétaires expliquent la complexité de l’organisation de la gestion actuelle. En effet, afin de valoriser les bois et de mobiliser au mieux la ressource, il a été nécessaire d’adapter et de créer au fur-et-à-mesure des documents de gestion en accord avec les différents profils de propriétaires, à savoir s’il s’agit de l’état, de collectivités ou de particuliers. En effet, les forêts domaniales et les forêts de collectivités (régions, départements, communes, etc.) sont habituellement gérées par l’Office National des Forêts (ONF). Les forêts appartenant à des propriétaires privés, largement majoritaires, relèvent quant à elles des compétences d’autres établissements mentionnés ci-après.

L’organisation de la gestion forestière se décline donc selon une échelle géographique décroissante et à chaque échelle de propriété correspond un document de gestion adéquat. 

 

ONF Nord-Ouest

ONF logo

L’Office National des Forêts est un établissement public à caractère industriel et commercial crée le 23 décembre 1964. La structure est responsable de la gestion des forêts publiques. Elle rédige et valide les documents d’aménagements ou les Règlements Types de Gestion en cas d’absence d’intérêts économiques/rentabilité économique pour la forêt concernée. De larges services sont assurés par l’ONF : 

  • Gestion forestière,
  • Vente de bois,
  • Contrats d’approvisionnements,
  • Accueil du public et information,
  • Recherche et développement,
  • Gestion du patrimoine,
  • Formation, etc.

 

Pour en savoir plus, consultez le site de l'ONF.

Contact : 

ONF - Direction territoriale Seine-Nord
Boulevard de Constance
77300 Fontainebleau
Tél. 01 60 74 92 40

Illustrations en vidéos :

 

CRPF 

CNPF

Le Centre Régional de la Propriété Forestière est un établissement public à caractère administratif au service des propriétaires forestiers, essentiellement alimenté par des subventions et appartenant au réseau national Centre National de la Propriété Forestière (CNPF). La partie commerciale ne représente que 10% du budget du CRPF. Son objectif premier est d’orienter au mieux la gestion des forêts privées en proposant des services de : 

  • gestion,
  • conseils et accompagnement,
  • recherche et développement,
  • communication et vulgarisation

Le CRPF a également pour responsabilité de réceptionner les documents de gestion durable et de les agréer ou non dans l’optique de faire accéder les propriétaires à certaines aides. La DRAAF et la DDT ont pour responsabilité de les contrôler et de les valider ou non.   

 

Contact : CRPF Hauts-de-France

Illustration en vidéo : 

 

UCFF 

UCFF logo

L’Union des Coopératives Forestières Françaises comprend 12 coopératives et 6 interviennent en Hauts-de-France : NSF2A /AFB NORMANDIE – ÎLE-DE-FRANCE-EURE-ET-LOIR / COFORAISNE COFNOR / F&BE CHAMPAGNE ARDENNE / UNISYLVA YONNE

Retrouvez ici la carte des coopératives en France.

Une coopérative forestière est une société fondée et gérée par des propriétaires qui ont décidé de se regrouper et de coopérer pour disposer des compétences de techniciens spécialisés, pour bénéficier de services mutualisés, pour accéder ensemble au marché du bois et rechercher de nouveaux débouchés. Les coopératives sont au service de leurs propriétaires forestiers adhérents afin de les conseillers et de les accompagner dans la mise en œuvre leurs objectifs sylvicoles.

Elles proposent des services de : 

  • gestion (conseils, accompagnement, établissement de documents de gestion durable, etc),
  • formations (CETEF, FOGEFOR, etc),
  • maîtrise d’œuvre, suivi ou de réalisation d’exploitation, de travaux forestiers et de transports,
  • approvisionnements en plants et protection contre le gibier,
  • estimations et expertises, 
  • regroupement de l’offre
  • ventes sur pied ou bord de route, par appel d’offre, de gré à gré, par contrat d’approvisionnement pour tous types d’essences : feuillus, résineux, peuplier, et toute qualité : grume, bois énergie, trituration, etc.
  • rédaction de document de gestion durable : PSG ou RTG
  • etc.

 

Illustration en vidéos :

 

APEX

EFF logo

L’Association des Experts Forestiers Picards est l'association régionale d'EFF (Experts Forestiers de France) à vocation syndicale. Seize experts membre travaillent en Hauts-de-France, quatre y sont établis plus un membre honoraire et tous référencés au sein de l’EFF (Experts Forestiers de France). Ils sont encadrés par le CNEFAF (Conseil National de l’Expertise Foncière Agricole et Forestière) auquel participe un membre du conseil d'état.

L’expert forestier se caractérise par la multiplicité de ses compétences (fiscalité, juridique, transaction, gestion forestière, gestion de patrimoine, écologie, etc). Son indépendance et sa neutralité du fait de l’absence de services internes d’exploitations et/ou achats de bois/forêts font de lui un professionnel discret, proche des propriétaires et à la page. En effet, l’expert forestier est obligé d’effectuer au moins 24 heures de formations chaque année et s’en justifier. Partenaire des particuliers, des institutionnels, des collectivités il travaille en réseau notamment pour les ventes groupées de bois. 

 

Pour plus d'infos, consultez ces 2 sites Internet :

Contacts : Aisne / Oise / Somme

Illustrations en vidéos : 

 

Caisse des Dépôts et Consignation – Société Forestière

Societe forestiere logo

La Société Caisse des Dépôts possède une filiale forestière proposant des services de :

  • conseil en investissement,
  • gestion de groupements,
  • gestion des baux de chasse et pêche,
  • gestion forestière,
  • gestion du patrimoine,
  • transactions,
  • expertise (20 experts membres de l’EFF),
  • gestion de Fonds d’investissements Alternatifs (agrément AMF), etc.

 

Pour plus d'infos, consultez le site de la Société forestière

Contacts : Aisne / Nord / Pas-de-Calais / Oise

Illustration en vidéo :

 

Sous-catégories

Les acteurs de la première transformation sont toutes les entreprises et professions qui interviennent en premières sur la valorisation de la matière première (les grumes) et produisent des produits semi-finis. Ces grumes ou bien des éléments de grumes sont triées selon leurs caractéristiques physiques (esthétique, conformation, dimensions, leurs propriétés mécaniques intrinsèques et estimées, etc) dans 2 principales catégories (hors bois énergie) : 

1ère transfo 07bab

Le bois est une matière très hétérogène ne serait-ce qu’à travers la diversité des produits qu’une unique grume peut fournir. Le scieur est donc amené à extraire un maximum de produits au plus proches des différentes qualités proposées dans une grume. Sa marge de manœuvre pour valoriser sa matière première sans mettre en péril la rentabilité de son entreprise est très étroite. La principale solution est donc de s’outiller au plus juste pour être en mesure d’extraire tous les produits disponibles, en quantité suffisantes pour intéresser un client. Il est alors courant qu’un scieur cumule 2 activités (sciage et exploitation forestière, sciage et rabotage, sciage et assemblage, finitions, etc.) ou propose des prestations de services (séchage, rabotage 4 faces, traitements phytosanitaires, etc).

Les produits semis-finis sont alors destinés à la seconde transformation (menuisiers, ébénistes, luthiers, papetiers, ou aux entreprises de mise en œuvre du bois dans le bâtiment (charpente, ossature, etc). Les produits dits connexes tels que les chutes de bois, les sciures, les écorces sont également récupérés et vendus à la 1ère et à la 2nde Transformation (panneautiers, papeteries, entreprises de pâtes à papiers, plateforme bois énergie) ainsi qu’à des exploitants agricoles (paillage, litière, etc).

 

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